J’ai eu le plaisir d’être interviewée par Ophélie, du site Fric au Féminin, pour parler d’argent et de minimalisme ! 🤩
Regardez l’interview, placée sous le thème suivant : 🌱 » Comment vivre simplement pour vivre mieux ? » 🧘♀️
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Retranscription
Ophélie : Bonjour et bienvenue chez Fric au Féminin. Fric au Féminin, c’est la chaîne où les rêves professionnels et financiers des femmes prennent vie. Aujourd’hui, on va évoquer un sujet qui fait sens pour vous : comment simplifier sa vie pour vivre mieux ? Et on va le faire notamment avec mon invitée du jour, qui est Ana. Bonjour Ana !
Ana : Bonjour Ophélie !
Ana, est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ton histoire ? Comment tu en es venue à cette grande conclusion, qui est : « j’ai tout intérêt à simplifier ma vie et adopter un mode de vie assez minimaliste pour être heureuse, épanouie, et aller vers ma liberté financière » ?
Oui ! Tout d’abord, je suis ravie d’être avec toi, de partager tous ces moments de vie avec toi, et avec toutes les personnes qui nous regardent aujourd’hui.
Mon histoire
Donc moi, je suis Ana, je suis la créatrice du blog Origami Mama. J’aide les mamans et les accompagne dans leur maternité pour leur faire retrouver du temps, de l’énergie, pour pouvoir s’épanouir à nouveau dans leurs relations.
Tout ça, ça m’est venu de loin. J’ai une formation de juriste d’entreprise. J’ai changé de carrière professionnelle pour me libérer de ce qui ne me sert plus. Ça m’a apporté beaucoup dans le passé, et encore aujourd’hui. Mais je sens que je ne suis plus du tout alignée avec mes valeurs, avec ce que je souhaite vivre, ce que je souhaite expérimenter dans ma vie.
J’ai envie de vivre d’une autre manière. Aujourd’hui je fais ce switch pour pouvoir être beaucoup plus en lien avec ce que je souhaite faire.
Je suis immigrée de guerre. J’ai vécu relativement humblement dans mon enfance, modestement. Ce n’était pas du tout l’opulence qui guidait ma vie. Et ça, ça a laissé quelques séquelles sur moi. D’un point de vue énergétique, la médecine traditionnelle chinoise comme la médecine ayurvédique sont focalisées sur la circulation des énergies à travers nos méridiens, à travers nos chakras, qui sont nos centres énergétiques.
Moi, c’était principalement mon chakra racine qui a été ébranlé par cette situation. Le chakra racine est fortement lié à la peur, à la stabilité, à la sécurité et à notre ancrage.
Finalement, toutes mes bases étaient complètement chamboulées, et cette peur du manque, elle se retransmet dans tous les pans de vie. C’est la peur du manque d’amour, d’argent, d’amis… Et pour moi, c’est vraiment cette peur du manque d’argent qui m’a drivé pendant des années, même du manque de nourriture. On peut imaginer plein de choses derrière cette peur du manque.
J’ai eu tendance à accumuler peut-être trop au moment où j’ai commencé à travailler, à gagner mon propre argent, et je me suis dégoûtée moi-même de tout ça. Ce n’était pas comme ça que j’avais envie de vivre ma vie.
Cette philosophie bouddhiste que j’ai reçue à travers l’enseignement que m’a procuré le yoga m’a vraiment permis aussi de me détacher de tout ce qui est matériel, pour rentrer dans des relations qui sont plus profondes et dans un mode de vie axé sur ce qui compte vraiment pour moi, sur ce dont j’ai besoin.
M’écouter aussi, écouter mes besoins, écouter ce que j’ai réellement envie de faire, mes vibrations internes.
Les racines de la peur du manque et les insécurités héritées autour de l’argent
Alors souvent, tu l’évoques : dans notre relation à l’argent et nos modes de vie, tout ce qu’on a emmagasiné de par notre lignée familiale ou notre propre parcours joue un rôle important. La plupart des personnes qui ont vécu des situations d’insécurité (financière, déménagement, guerre) ressentent une peur de manquer.
Oui, très clairement.
Le ressenti du stress financier, même s’il n’est pas là sur les comptes, demeure dans les corps, tout simplement parce qu’il a été emmagasiné depuis des générations. C’est important de travailler sur ce sujet-là, car cette peur du manque peut se ressentir toute sa vie si on ne travaille pas sur soi, quel que soit le montant sur son compte en banque.
Exactement. Et c’est là que le travail sur soi devient fondamental ! Pour se détacher de ces mécanismes qui nous poussent à stocker ou accumuler par peur de manquer.
L’un des travers, c’est que quand on a la peur du manque, on stocke, on stocke pour combler la peur du vide, la peur de la pénurie, s’il manquait quelque chose. On l’a beaucoup vu à la période du COVID, où il y a des gens qui ont stocké des objets dans des proportions complètement irrationnelles. Pourquoi ? C’était ça, c’était la peur du manque et de la pénurie qui venait s’inscrire en eux.
Et ça, c’est véritablement un sujet sur lequel il faut en prendre conscience pour pouvoir s’en détacher. Pourquoi ? Parce que sinon, en fait, c’est un non-sens économique. Vous stockez, vous stockez, vous stockez des choses dont vous n’avez pas besoin, et quelque part ça pollue votre vie, ça pollue votre portefeuille, et ça pollue votre capacité à laisser de la place pour le reste.
Laisser partir ce qui nous dessert pour laisser entrer la nouveauté
Et c’est bien de ça dont on parle : se désencombrer, c’est quelque part revisiter ses croyances pour laisser partir les vieilles croyances limitantes qui nous desservent, et laisser entrer celles qui vont nous permettre d’avoir la vie qu’on a envie de vivre maintenant, et une vie encore plus conforme avec nos aspirations demain.
Oui, tout à fait.
C’est aussi une des idées reçues les plus fréquemment véhiculées au sujet du minimalisme ou d’une vie simplifiée : la peur de manquer.
Beaucoup craignent qu’on commence à se priver, mais en fait, non. Tu fais de la place, tu te désencombres pour pouvoir te focaliser sur ce qui compte vraiment, sur des expériences, sur des relations.
Typiquement, là, c’est l’anniversaire de ma plus jeune fille. Elle va avoir 3 ans, et tu sais ce qu’elle me demande pour son anniversaire ? Elle ne me demande pas des cadeaux ou des jouets. Elle veut aller dans un restaurant chinois pour voir les poissons qui sont dans la fontaine ! Ils ont une fontaine avec des carpes, et elle est folle de ces poissons.
Donc voilà, c’est rigolo et c’est anecdotique, mais finalement, c’est représentatif !

La simplicité et le minimaliste ne sont pas la privation
On ne manque pas, on ne se prive pas quand on adopte un mode de vie minimaliste. Au contraire, on se réserve pour ce qui a vraiment de la valeur.
De l’argent sur un compte en banque, ça perd de la valeur tous les jours. Des biens matériels, ça perd de la valeur tous les jours.
Ce qui garde de la valeur dans le temps, c’est ce que tu as dans ta tête : ta formation, tes souvenirs, des expériences que tu as eues avec tes proches, des émotions fortes. Ça, ça va rester à vie, et ça ne perdra jamais de valeur. Ça prendra toujours de la valeur.
Tu y penseras avec un sourire en disant : « Wow, on a fait ça ensemble. Tu te rends compte, on était fous. »
Nous sommes notre meilleur investissement
Oui, un de nos meilleurs investissements, c’est nous-mêmes. Parce que ça, personne ne pourra nous le prendre, et c’est ça qui fait qu’on le valorise avec le temps. Et comme tu le disais, en fait, la richesse et notre ressenti de la richesse prennent bien des formes, et finalement, elles sont assez peu matérielles.
Il y a un bouquin absolument génial, je ne sais pas si tu l’as lu, qui s’appelle The Good Life. Ils vont dans les services de gériatrie pour interroger des personnes en fin de vie sur leur ressenti du bonheur : qu’est-ce qui a réellement fait leur bonheur au cours de leur parcours de vie ?
Et ce n’est jamais une voiture, ce n’est jamais une grosse baraque avec une piscine. C’est toujours la qualité des relations, les moments passés avec les gens qu’on aime, et le fait d’avoir réalisé des choses qui avaient du sens pour nous.
Oui, exactement. Et c’est aussi un des plus grands regrets des personnes avant de mourir : « Ah, j’aurais dû passer plus de temps avec un tel, j’aurais dû lui dire que je l’aimais. » Ce sont toujours des choses liées aux relations avec les autres. Ce n’est jamais : « J’aurais dû m’acheter cette voiture et en profiter avant de mourir. »

Vivre simplement permet de bien utiliser le temps et l’argent
Oui, c’est clair. Simplifier sa vie et adopter une forme de vie minimaliste, ça n’est pas ne rien posséder. Ça n’est pas vivre dans la pauvreté. Pas du tout. Au contraire, c’est mettre l’argent, le temps et nos compétences au service de ce qui fait réellement sens pour nous, et pas de choses qui nous polluent et nous freinent quelque part dans nos aspirations.
Oui, tout à fait. Et vivre une vie avec moins d’objets, ce n’est pas… Enfin, tu vois, minimalisme égal austérité, c’est un autre cliché qu’on a fréquemment. Mais en fait, si tu désencombres ton intérieur, tu gardes finalement les objets qui sont chaleureux pour toi, tu crées un foyer plus chaleureux, parce que ce sont des objets qui ont une histoire, qui ont une utilité. Donc finalement, je trouve que ce n’est pas se priver. Moi, je ne le vois pas comme ça, en tout cas. Je ne le perçois pas de cette manière-là.
Moins de possessions et des possessions durables et de qualité
Mieux vaut moins d’objets, mais des objets durables, de bonne qualité, et qui nous sont véritablement utiles. Et quand on regarde, la loi de Pareto s’applique aussi à nos espaces. Généralement, on utilise seulement 20 % de nos espaces et 20 % de nos objets, ce qui est très peu.
Mais finalement, c’est ça qui te donne la clarté d’esprit. Si tu as 10 000 idées dans ta tête, tu n’es pas clair, tu n’arrives pas à te concentrer, tu ne peux pas réfléchir posément si tu as trop de choses dans la tête.
Et si tu as trop de choses dans ton intérieur, c’est exactement la même chose. Tu ne peux pas être zen, parce que tu es pollué visuellement par des milliers d’objets.
Et en plus, ça te crée encore plus de travail, parce que c’est autant d’objets à dépoussiérer. C’est autant d’objets sur lesquels tu vas stresser, parce que ton enfant de 5 ans va s’approcher et il peut les casser. Bref, il y a plein de choses qui nous prouvent que posséder trop d’objets, finalement, ça nous rend esclaves de ces objets-là.
Revoir ses relations, ses engagements et son organisation
Oui, et là, on parle des objets, on parle des espaces, mais ça fonctionne aussi pour notre organisation. Alors ça, je vois énormément de personnes qui ne s’autorisent pas à remettre en question régulièrement leurs relations et leurs engagements. On évolue dans la vie. Les engagements qu’on a pris à un moment et les gens qui nous accompagnaient ne sont pas forcément les organisations, les engagements et les relations qui vont être en adéquation avec la personne qu’on est si on se laisse la possibilité d’évoluer.
Exactement. Parce que tu peux prendre un engagement qui est bon et bénéfique pour toi à un instant T de ta vie. Mais ça évolue dans le temps. Toi-même, tu évolues, ton environnement évolue, et ça peut ne plus te servir, parce que tu as aussi peut-être à combler certains manques, tu as travaillé sur toi-même, et tu n’as plus besoin de tel engagement ou même de telle relation. Malheureusement, ça peut arriver aussi. Il y a certaines relations qu’il est préférable d’arrêter.
Moi j’aime bien voir la vie comme un train. Il y a des gens qui montent dans le train, il y en a qui vont aller jusqu’au bout du voyage, et puis il y en a qui vont descendre en cours de route. Finalement, c’est assez normal quand on y réfléchit.
Je n’avais jamais pensé à ça de cette manière-là, mais ça fait sens !
Faire dans la progressivité et se questionner régulièrement pour simplifier sa vie
Ce choc de simplification minimaliste, dont il vaut mieux que ce soit justement pas un électrochoc mais quelque chose qui se passe dans la douceur, c’est quelque chose qu’il faut questionner assez régulièrement.
Moi, je sais que je le fais tous les 3 mois. Tous les 3 mois, je prends un temps pour réfléchir à : qu’est-ce que je continue à faire en pilote automatique et qui quelque part me dessert ? Est-ce qu’il n’y a pas des relations qui me bouffent un petit peu mon énergie ? Est-ce que je ne me laisse pas polluer par des trucs qui sont stockés un peu partout dans la maison et qui ne me servent absolument à rien, et que je ferais mieux de revendre, donner ou ainsi de suite, parce que ça n’a plus de sens et que ça m’attache au passé ?
Et ça, ça marche dans tous les pans de notre vie. J’ai véritablement vu, toi qui es spécialisée sur les questions d’énergie, que faire ça, c’est toujours commencer par faire de la place pour voir rentrer ce qu’on veut dans sa vie. La plupart des gens se disent : « Je lâcherai quelque chose quand la chose que je veux sera arrivée dans ma vie. » Mais non, il faut commencer par faire la place soi-même, se transformer. C’est comme ça que de nouvelles choses arrivent.
Oui, exactement. Tu ne peux pas accueillir si tu n’as pas la place d’accueillir.
Tu dois d’abord faire de la place à l’intérieur de toi pour pouvoir accueillir ce qui est ensuite bon pour toi.
Donc en ce sens, je suis complètement d’accord. Te libérer de certaines routines, ça fait sens.
Tu as parlé de te mettre en pilote automatique, et c’est hyper pertinent. Parce que pour les tâches qui sont essentielles, il faut pouvoir routiniser pour gagner un maximum de temps, se dégager de la clarté mentale et du temps aussi, en automatisant certaines choses ou bien en délégant.
Ce sont des manières de faire de la place dans son agenda. Il y a des personnes aussi qui prennent des milliers d’engagements, même par rapport à leurs enfants. « J’ai envie que mon enfant parle 7 langues, qu’il soit champion du monde aux échecs, et qu’il fasse du judo ceinture noire ». Ils ont tous les jours une obligation et la course contre la montre pour sortir du bureau à temps. Mais est-ce que c’est ce que ton enfant souhaite ? Ça, c’est une première question.
Est-ce que c’est la bonne manière d’entretenir ta relation avec lui ? Ça, c’est une deuxième question.
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Parce que finalement, un enfant va avoir le plus besoin de toi tant qu’il est vraiment petit. Il aura besoin physiquement de ta présence.
Et c’est vrai que se surcharger, surcharger son organisation avec trop d’obligations, qui te contraignent dans un cadre hyper rigide, ça ne me paraît pas sensé.
Oui, c’est même peut-être pas forcément un bon message à leur envoyer. Parce que ça les prépare à accepter le fait de ne pas se respecter en termes d’énergie après. Et peut-être de se retrouver épuisés à terme, quand ils seront adultes, parce qu’ils ont appris à courir toute leur vie.
Les étapes pour vivre plus simplement
Du coup, les étapes, pour les personnes qui ont décidé de se simplifier la vie, passent toujours par une première chose, qui est de faire un état des lieux sincère et réaliste. Se dire : voilà où est-ce que je suis encombré, physiquement, d’un point de vue de mon organisation, et aussi financièrement. Parce que l’argent, c’est aussi une question de choix : où est-ce qu’on fait partir l’argent dans nos vies ?
Je le vois aussi chez des personnes qui décident de switcher, on va dire, du salariat à l’entrepreneuriat. Elles arrivent à dégager des marges de manœuvre conséquentes en simplifiant leur mode de vie, pour qu’elles soient plus zen et qu’elles aient du temps, de l’énergie, et des moyens financiers à consacrer à leur focus pendant les 1, 2 ou 3 premières années, avant qu’il puisse se dégager un revenu.
Adopter les bonnes habitudes financières
Des habitudes financières minimalistes qu’on peut appliquer tout de suite, c’est arrêter d’acheter dans le neuf. Achetez de l’occasion, que ce soit pour les vêtements, les livres, etc.
Il y a même plein de choses où tu n’as plus besoin d’acheter. Typiquement, les livres : il y a maintenant beaucoup de librairies en libre-service, à côté de la mairie, de l’école, ou ailleurs. Il y en a énormément. Donc, pour ça, tu n’es plus forcément obligé de faire des dépenses. Après, acheter d’occasion, moi, c’est une évidence. J’achète quasiment tout d’occasion : les meubles, les vêtements, certains jouets aussi. J’achète vraiment beaucoup d’occasion.
Tu as donc ce premier pan-là.
Tu as aussi une deuxième habitude financière minimaliste que tu peux mettre en place tout de suite : dès que tu as ton salaire, tu mets en place une épargne automatique. Parce que si tu penses que tu peux épargner à la fin du mois, ce n’est pas possible. Tu vas dépenser.
En fait, juste le fait de savoir que tu auras de l’argent sur ton compte, ça va t’inviter à dépenser. Tu te dis : « Bon, je peux me le permettre. » Et tu ne vas pas épargner.
Je pense que ça va dans ta philosophie aussi de te dire : « j’épargne pour des projets qui vont me servir demain. » Moi, aujourd’hui, c’est ce qui m’a permis d’être multi-investisseur immobilier. Donc, ce sont des actions simples, mais qui sont accessibles à tous.
Donc comme tu disais, revoir son mode de consommation et essayer de ne pas consommer bêtement. Parce qu’en fait, on a souvent la possibilité de faire autrement. Il faut revoir ses habitudes. Et ce ne sont que des questions d’habitudes, de manière de fonctionner en pilote automatique.
Deuxième chose, tu le disais, mettre en place une épargne de précaution. Parce que c’est la condition pour être zen. C’est ça qui fait qu’en cas de coup dur, vous savez que vous ne serez pas stressé financièrement.
L’épargne de projet, elle est essentielle pour vous amener à l’étape suivante, qui est : quelle est la vie que j’ai envie d’avoir ? Comment j’utilise cette chose qui est l’argent au profit de quelque chose que je ne subis pas, mais qui est mon projet de vie ?
Et là, chacun et chacune ont leur manière d’investir. Toi, tu l’as certainement fait dans l’immobilier, parce que c’était cohérent par rapport à ta manière de le faire. Mais on démarre toujours par quelque chose.
Si votre sujet, c’est de vouloir donner un impact durable à votre argent, aujourd’hui, il y a plein de manières d’investir durable, éthique et responsable, en fonction des objectifs que vous avez. Si vous voulez vous créer une sécurité financière à long terme, il y a plein de manières d’investir : dans des portefeuilles boursiers, des ENF. Il existe plusieurs options.
La seule question que vous devez vous poser, c’est : « Qui suis-je ? Où est-ce que je veux aller ? » Et c’est là que vous mettez l’argent au service de ça. Vous arrêtez de le subir. C’est un vrai changement de fonctionnement, puisque l’argent est censé vous amener une plus grande liberté de choix, une plus grande quiétude, et pas un stress permanent.
Oui, exactement. Et c’est plutôt toi l’experte à ce sujet-là, mais il y a des supports d’investissement qui sont RSE-friendly, solidaires, etc. Tu seras plus à même d’en parler, mais je sais que ça existe.
Requestionner sa relation à l’argent, au temps et au travail
Tout ça passe par cette chose-là, qui est de se dire, à un moment donné : « Faut que je pose sur le papier et que j’en discute avec quelqu’un. » Ce que j’appelle la relation à l’argent, mais c’est réducteur, puisque c’est en fait la relation qu’on a à la valeur qu’on se porte, et à la valeur qu’on porte à notre temps sur cette Terre.
Et voilà : c’est temps, travail et argent. Ce sont ces trois sujets qu’il faut souvent évoquer pour se construire une vie plus libre et alignée.
Et finalement, le minimalisme et la simplicité, la bonne raison pour laquelle les mettre en œuvre, c’est pour ça : s’offrir une plus grande liberté de choix.
Moi, ce que j’aime beaucoup dire, c’est que le temps, c’est notre denrée la plus précieuse. Parce que le temps, tu ne peux pas le créer, tu ne peux pas le fabriquer, tu ne peux pas l’acheter non plus, et tu ne peux pas le rattraper. Donc, finalement, à part le temps, qu’est-ce qui te reste ?
Pour moi, l’argent, c’est un moyen de s’offrir du temps et des expériences.
Les expériences qui te restent dans la tête, dans ton cœur, c’est vraiment hyper puissant.
Troquer une après-midi de shopping pour une promenade en forêt en famille ou un pique-nique, pour moi, ça te nourrit tellement plus durablement.

Se créer une vie riche
Oui, et la plupart des personnes qui s’inscrivent dans cette optique de simplicité, de minimalisme et de liberté financière n’ont pas pour objectif d’être riches. Leur objectif, c’est d’avoir une vie riche. C’est de vivre et de pouvoir consacrer cette chose, qui est notre temps et notre énergie, à ce qui fait sens à l’instant T.
Notamment, pour les femmes, c’est beaucoup d’avoir du temps pour leurs enfants quand ils sont petits. Parce qu’à ce moment-là, le temps, il est précieux. Et ce temps-là, on ne le revivra pas. Donc, c’est important de pouvoir le consacrer à ce qui fait réellement sens.
Et comme tu disais, le plus beau cadeau qu’on puisse leur faire, c’est de vivre de belles choses avec eux.
Tout va se jouer dans les six premières années, c’est ce que disent les scientifiques par rapport à la formation du cerveau, à la maturation, etc.
Et même d’un point de vue énergétique, ça colle. Nous, on estime que dans les sept premières années de vie, c’est là où tu vas vraiment nourrir le chakra racine de tes propres enfants.
Donc, tes propres peurs, il faut que tu les surmontes pour pouvoir inculquer, typiquement, une bonne relation à l’argent à tes enfants : la valeur des choses, la valeur des expériences, dans les sept premières années de leur vie.
Quand je travaille avec des femmes sur ces sujets-là, donc sur leur relation au travail, au temps, à l’argent, et ensuite sur comment elles peuvent construire une stratégie et mettre en œuvre des actions alignées avec qui elles sont, une des grandes motivations, c’est aussi de transmettre.
Transmettre les bons messages à nos enfants
Transmettre les bonnes énergies, les bonnes connaissances, le bon « mood », comme on dit, à leurs enfants, pour qu’ils ne récupèrent pas, en fait, la situation dans laquelle elles étaient quand elles étaient petites. Où c’était tabou, on n’en parlait pas, on avait une culture du manque, et ce sujet-là, il ne fallait pas l’évoquer.
Et c’est souvent ça qui les a empêchées, à un moment ou un autre, de décoller.
Et donc, le bénéfice de tout ça, c’est de récupérer du temps, de récupérer de l’énergie, de récupérer un sentiment de bonheur et d’épanouissement, pour réaliser ce qu’on a envie de réaliser.
Faut-il encore avoir une vision de vie, quelque chose à mettre dans le viseur. Et ça, c’est aussi important : se dire que se simplifier la vie, c’est pour atteindre ça.
Exactement. Faut vraiment pas voir l’argent comme une finalité, mais comme un moyen d’y arriver.
C’est aussi dans ma philosophie bouddhiste : le minimalisme, ce n’est pas non plus une finalité, c’est un chemin.
Le chemin est important, tout comme le développement personnel qui accompagne ce chemin-là, comme ton chemin de vie sur le plan financier, sur le plan relationnel.
C’est ton chemin, c’est ton développement : comment tu as réussi à tirer profit d’une situation donnée. Tu peux avoir des situations hyper complexes et trouver quand même du positif là-dedans, les voir comme un enseignement.
Voilà, c’est ce principe de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Il faut s’entraîner, quelque part, à voir toujours le côté plutôt plein du verre, et se dire que tout ça, en fait, c’est juste un puissant enseignement qui va m’aider à avancer et à croître en tant que personne.
La simplification marche pour tous les domaines de nos vies
Et justement, tu le disais, en fait, la question de la simplification, elle existe dans tout. Alors moi, je le vois : il y a des gens qui, quand ils cherchent à investir, se tournent vers la solution la plus complexe, la plus technique, ou la plus performante.
Alors qu’en termes d’investissement, ce qui fonctionne le mieux, c’est toujours les solutions les plus simples et intemporelles. C’est agaçant pour certains, mais c’est vrai.
Et en termes de business, dans une entreprise, il n’y a rien qui coûte plus cher que la complexité. Les clients alignés avec ce que vous êtes, une manière très simple de leur délivrer exactement ce qu’ils veulent, des belles relations humaines avec des gens avec qui vous avez envie de travailler… Tout ça, ça peut être très simple dans la vie.
Et c’est souvent les solutions les plus simples qui rapportent le plus, parce qu’elles te rapportent aussi du temps. Plus c’est compliqué, plus ça te prend du temps. Et le temps, c’est de l’argent.
Plus tu simplifies, plus tu gagnes de temps, et plus tu t’enrichis.
Les meilleurs conseils pour simplifier sa vie
Pour conclure, voilà quels sont les meilleurs conseils qu’on pourrait donner à une femme qui a décidé de simplifier sa vie et de vivre de manière un petit peu plus minimaliste, à sa manière. Qu’est-ce que tu pourrais lui conseiller ?
Alors, déjà, commencer peut-être par faire le point sur là où tu en es.
Est-ce que tu es surchargée au niveau relationnel ? Est-ce que tu es surchargée dans les émotions que tu vis ? Est-ce que tu es surchargée dans ton environnement ? Faire un état des lieux.
Ensuite, mettre en place une stratégie de petits pas. Commencer petit à petit. Changer tout d’un coup, ça ne marche pas. Ça, c’est les bonnes résolutions de la nouvelle année que personne ne tient. Donc, commençons petit à petit.
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Une fois que tu appliques ce principe, cette méthode de 1 % d’amélioration chaque jour, tu peux réussir à avoir des résultats qui sont durables dans le temps.
Ce que je conseille déjà, c’est peut-être de commencer par l’environnement, parce que c’est quelque chose que tu vas voir tout de suite. Vraiment désencombrer son espace et voir comment ça t’apporte de la clarté mentale, comme ça commence à simplifier ta vie. Tu prends 10 minutes, tu te dis : « Bon, là, cette étagère, c’est plus possible, il faut que je vire tout ce qui ne me sert plus. » Tu passes à un autre élément, pièce par pièce. Commençons déjà comme ça.
Si tu peux te libérer plus de temps pour le faire, tant mieux. Après, voilà, commence petit. Dix minutes par jour, tu peux déjà commencer à voir des résultats.
Ensuite, s’attaquer peut-être à des problèmes plus profonds, parce qu’ils vont te prendre du temps mais aussi de l’énergie.
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C’est vraiment la question des relations : faire le point sur ce qui te sert en termes d’engagement, ce qui te sert en termes de relation avec autrui, et prendre les décisions qui s’imposent.
Surtout, je pense que le plus important, c’est d’être indulgent avec soi-même. Accepter que ça ne va pas forcément vite, que ça s’installe. Et aussi que toutes les personnes ne peuvent pas comprendre la démarche dans laquelle tu es.
Donc, si tu exposes à quelqu’un ton souhait de vivre plus simplement, accepte le fait que cette personne ne voit pas les choses de cet œil-là.
Peut-être que c’était ton cas aussi il y a deux mois. Donc, voilà, ça serait mon meilleur conseil : sois indulgente avec toi-même.
Progressivité, indulgence. Et puis essayer de faire de ça un moment de fête. En faire un moment sympa. Alors, tu disais notamment le fait de désencombrer des espaces. Moi, je sais que je mets la musique à fond, et que j’en fais un moment où j’ai envie de le faire. Parce que sinon, si c’est pour le faire à reculons, ce sont des choses qu’on ne tient pas dans la durée.
Oui, exactement.
Et puis même en famille, c’est possible. Avec une musique entraînante, « le premier qui a rempli le sachet pour la Croix-Rouge a gagné ! ». Voilà, ça peut aussi être une activité ludique !
C’est aussi le conseil que je voulais donner : apprenez ça à vos enfants. Transmettez ça à vos enfants, parce que vous allez leur rendre un précieux service. On est dans une société où on les incite à consommer, pour faire comme les autres. Leur bonheur ne se trouve pas forcément là-dedans.

Donc, c’est comme ça que vous leur permettrez, à l’adolescence, de ne pas tomber dans certains biais qui pourraient les amener à des endroits qui ne leur permettent pas un mode de vie durable et épanouissant.
Faut-il encore aborder le sujet en famille. Souvent, ça passe assez bien. Les enfants petits aiment beaucoup aider, ils sont très généreux. Ils sont pleins de bon sens, et c’est très important d’évoquer ça avec eux.
Et puis, c’est aussi une manière de les aider à vous aider. C’est comme ça qu’on aura une société plus solidaire demain.
Oui, exactement.
Et puis, si je reprends l’exemple de ma fille qui veut aller au restaurant chinois… Alors, c’est clair que c’est juste aux antipodes de ce que je te dis par rapport au minimalisme.
Parce qu’un restaurant chinois, où tu vas forcément manger beaucoup, c’est quelque part un enseignement à faire avec eux, sur place aussi.
Tu leur dis : « On a le droit de se resservir si on a envie, mais on prend un peu dans son assiette. Si tu as encore faim, tu peux aller en reprendre. » Ça invite à réfléchir sur le sens de ce qu’on a envie.
Il y a tellement de choix, donc qu’est-ce que j’ai envie de manger ? Qu’est-ce qui me fera plaisir ? Et aussi : je n’ai pas besoin d’avoir autant. Et d’en laisser pour les autres.
Où est-ce qu’on peut te retrouver ?
Alors moi, tu peux me retrouver sur mon blog Origami Mama, où je partage tout ce qui est lié à la maternité. Mon objectif, c’est d’aider les femmes à retrouver du temps, de l’énergie, et à s’épanouir dans leurs relations.
Merci, Ana ! Je pense qu’on aura inspiré beaucoup de personnes à changer les choses.
Je vous invite à nous laisser vos commentaires et vos questions dans la description de cette interview, ainsi qu’à répondre au sondage que je vous ai mis.
Dites-nous comment vous vous y prenez pour simplifier votre vie et accorder plus de temps, d’énergie, et d’argent à ce qui fait réellement sens pour vous.
À très bientôt, et merci encore, Ana !
Merci à toi, Ophélie !

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