Tu ressens une souffrance de maman que tu n’arrives même pas à expliquer ?
Tu as l’impression d’être constamment fatiguée, irritable, vide, coupable ou au bord du craquage ? Alors déjà : non, tu n’es pas folle. Et non, tu n’es pas une mauvaise mère.
En tant que coach de vie spécialisée dans l’accompagnement des mamans, je peux te dire une chose : énormément de mères souffrent en silence dans leur maternité.
Parce qu’on leur a appris à tenir, à gérer, à sourire, à être reconnaissantes, même quand intérieurement, c’est le chaos.
Dans cet article, tu vas comprendre :
- pourquoi cette souffrance maternelle est si fréquente ;
- quels sont les signes qui doivent t’alerter ;
- ce qui se joue vraiment derrière ta souffrance ;
- et surtout comment commencer à sortir du mode survie, sans culpabiliser.
La souffrance d’une maman est souvent invisible
La souffrance d’une maman peut prendre des formes très différentes, par exemple (liste non exhaustive) : fatigue extrême, irritabilité, culpabilité, envie de fuir, sensation de vide ou perte de plaisir dans la maternité. Beaucoup de femmes continuent à “gérer” en apparence tout en s’effondrant intérieurement. Cette souffrance maternelle est fréquente, mais encore très taboue.
C’est probablement ce qui rend cette douleur si difficile à vivre.
Parce qu’une maman en souffrance ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine : elle peut très bien continuer à préparer les repas, à déposer les enfants à l’école, à répondre aux messages, à sourire aux anniversaires…
Et pourtant, intérieurement ?
Elle a parfois l’impression d’être en train de disparaître.

Pourquoi autant de mamans souffrent en silence ?
En réalité, les générations qui nous ont précédées ont surtout perpétué le modèle de maternité sacrificielle et « opérationnelle », c’est-à-dire ne laissant pas la place à la parole, aux émotions, aux ressentis, au sens donné aux évènements.
Et pourtant, il y a tant à dire à ce sujet !
Certaines mamans décrivent par exemple :
- un vide, une sensation d’être perdue ou désespérée ;
- une fatigue écrasante ;
- une irritabilité permanente ;
- une envie de fuir et de tout abandonner ;
- de la culpabilité ;
- des remords ;
- des regrets de sa vie d’avant, avec l’envie d’y revenir ;
- des pensées intrusives de scénario catastrophe ;
- une charge mentale écrasante ;
- le sentiment ou la peur d’être une mauvaise mère ;
- un syndrome de l’imposteur maternel ;
- une incapacité à s’affirmer, se faire respecter, poser son autorité naturelle ;
- des accès de colère et des cris ;
- un isolement physique et/ou émotionnel, ou au contraire, un envahissement permanent de leur territoire ;
- ou même l’impression de ne plus se reconnaître dans leur propre vie.
Bien sûr, toutes les mamans en souffrance ne décrivent pas l’ensemble de ces signes (qui ne sont d’ailleurs pas exhaustifs), ce qui est valable pour l’une ne l’est pas nécessairement pour l’autre.
Le plus terrible, c’est que beaucoup culpabilisent immédiatement.
“J’ai tout pour être heureuse.”
“D’autres mamans y arrivent.”
“Je devrais profiter.”
“Pourquoi je souffre autant ?”
Or, la souffrance maternelle existe réellement. Elle est documentée depuis des années par des psychologues, psychiatres et spécialistes de la périnatalité, notamment autour de la détresse psychologique maternelle, dont les effets peuvent également impacter le lien mère-enfant et la relation d’attachement[i].
Et contrairement à ce qu’on entend souvent, elle ne concerne pas seulement les jeunes mamans.

Quels sont les signes les plus fréquents d’une maman en souffrance ?
La souffrance d’une maman ne prend pas toujours la forme d’une dépression “visible”.
Parfois, elle ressemble plutôt à une accumulation silencieuse que les mamans minimisent pendant des mois (voire des années !), parce qu’elles pensent que “c’est normal quand on est mère”.
Mais non.
Être maman ne devrait pas signifier « survivre », mais plutôt « vivre pleinement ».
Voici les 6 signes les plus fréquents que je retrouve chez les mamans en souffrance que j’accompagne en coaching.
Tu te sens constamment épuisée, même quand tu dors
Et c’est le piège, parce que même quand tu dors, tu ne récupères jamais vraiment.
Tu te réveilles déjà vidée, le moindre bruit te tend, tu as l’impression que ton cerveau ne s’arrête jamais.
Tu es épuisée jusque dans ton système nerveux.
Certaines mamans deviennent même incapables de se poser 5 min en journée sans culpabiliser, comme si ralentir était devenu dangereux.
Alors elles continuent à « faire », à gérer, à anticiper, à contrôler, à penser à tout.
Mais intérieurement, leur énergie vitale est déjà en train de s’effondrer.
C’est d’ailleurs quelque chose que l’on retrouve très souvent dans le burn-out maternel : le “faire” finit par remplacer totalement “l’être”.
Et le problème, c’est qu’à force de vivre en hypervigilance permanente, le corps finit par ne plus savoir récupérer.
Résultat :
- Le sommeil devient léger et perd en qualité ;
- Le système nerveux reste en alerte et tu commences à voir des troubles physiques (réactions inflammatoires, taux élevés de cortisol, pics de glycémie, etc) ;
- Ton irritabilité augmente et ton attention générale baisse ;
- Les tensions s’installent au sein de la famille (dans ton couple, avec tes enfants…) et même parfois au travail.
Dans mes accompagnements, je vois énormément de femmes qui pensent avoir un “problème d’organisation”, alors qu’elles sont simplement en état de surcharge chronique depuis beaucoup trop longtemps.

Tu cries sur tes enfants puis tu culpabilises
Tu t’étais promis de rester calme.
Et pourtant, tu exploses pour une chaussette au milieu du salon ou une gourde renversée (bon, c’était quand même la 3e fois aujourd’hui).
Puis viennent immédiatement :
- la honte ;
- la culpabilité ;
- les remords ;
- et parfois même cette pensée terrible : “Mes enfants mériteraient une meilleure mère.”
Mais ce que beaucoup de femmes ignorent, c’est que la colère maternelle est très souvent un symptôme de surcharge émotionnelle et nerveuse qui fait suite à une accumulation de limites intérieures dépassées et de besoins non écoutés. Tu peux aussi aller lire mon article sur la rage maternelle si ce sujet t’intéresse.
Tu ne manques pas d’amour.
Tu manques de respect, de repos et de soutien réels.
Une maman qui crie n’est pas forcément une maman maltraitante ou mauvaise.
C’est souvent une maman qui a dépassé ses limites depuis tellement longtemps que son corps finit par exploser avant même qu’elle ait le temps de réfléchir.
Et plus elle culpabilise ensuite, plus elle en fait pour « se rattraper », et plus elle s’épuise encore davantage.
C’est un cercle vicieux extrêmement fréquent.
Tu as l’impression de ne plus exister en dehors de ton rôle de mère
C’est un point que je retrouve énormément dans mes accompagnements de coaching, et c’est probablement l’un des signes les plus douloureux parce qu’il est très difficile à expliquer autour de soi.
Certaines mamans me disent :
“Je ne sais même plus ce que j’aime.”
“Je ne sais plus qui je suis.”
“J’ai l’impression d’avoir disparu.”
“Je ne suis plus qu’une maman.”

Et honnêtement ?
Je crois que beaucoup de femmes vivent une véritable crise identitaire après la maternité sans mettre de mots dessus.
La maternité peut complètement faire exploser :
- nos anciennes certitudes ;
- notre rapport au corps ;
- notre confiance en nous ;
- notre estime de nous-mêmes ;
- notre couple ;
- nos blessures ;
- notre besoin de contrôle ;
- notre équilibre intérieur ;
- notre manière de voir la vie.
C’est ce qu’on appelle la matrescence.
Et cette transformation peut être magnifique, mais aussi profondément déstabilisante, et a fortiori lorsque l’on n’a pas les clés pour retrouver du temps pour soi.
Parce qu’en devenant mère, beaucoup de femmes ont l’impression de devoir sacrifier leur temps, leur liberté, leur féminité, leurs rêves, leur identité profonde.
Dans mes accompagnements, je travaille énormément sur cette reconnexion à soi, parce qu’une femme ne devrait jamais avoir à disparaître pour mériter d’être une “bonne mère”.
Tu vis en mode survie
Tu fais ce que tu as à faire, ta vie est une course perpétuelle contre la montre, tu coches les cases et tu avances comme ça sans relâche.
Et si on arrête de se voiler la face, tu n’as plus vraiment l’impression de vivre. Tu survis.
Tes journées ressemblent parfois à une succession de tâches automatiques :
- préparer ;
- ranger ;
- courir récupérer les petits;
- gérer ;
- penser ;
- répondre ;
- anticiper ;
- recommencer.
Encore et encore.

Tu n’as plus accès à la joie, à la légèreté, à l’élan de passion, à la spontanéité.
Et souvent, tu repousses constamment tes propres besoins en te disant : “Je verrai plus tard.” ou : “Quand j’aurai le temps.”
Le problème, c’est que ce “plus tard” finit parfois par durer des années.
Dans cet état, beaucoup de mamans deviennent complètement déconnectées de leur corps, de leurs émotions et de leurs besoins profonds.
Elles fonctionnent uniquement à travers le mental, le contrôle, l’obligation, la performance.
Et c’est justement ce mode survie permanent qui finit souvent par conduire à l’effondrement émotionnel ou au burn-out maternel.
Tu n’arrives plus à profiter de ta vie de famille
C’est un sujet extrêmement culpabilisant, parce que tu aimes profondément tes enfants.
Mais malgré ça, tu n’arrives plus vraiment à profiter.
Les moments du quotidien deviennent pesants, les vacances te fatiguent plus qu’elles ne te reposent, les jeux avec tes enfants t’épuisent, le bruit ambiant t’agresse, les sollicitations permanentes te vident.
Et parfois, tu te surprends même à attendre avec impatience l’heure du coucher, le lundi matin ou tout simplement le moment où tu vas t’enfermer 5min dans les toilettes.
Et franchement, ça te fait culpabiliser immédiatement, tu te dis que ça ne tourne pas rond chez toi.
Ce que je vais te dire ici est capital : cette perte de plaisir est un gros signal d’alerte, parce que cela signifie que ton système nerveux est saturé depuis trop longtemps et que ton cerveau est passé en mode « économie d’énergie ».
Autrement dit, la survie prend le dessus sur le plaisir.
Et dans cet état, même les moments censés être heureux deviennent difficiles à ressentir pleinement.
Tu te sens seule, même entourée
C’est probablement l’un des aspects les plus invisibles de la souffrance maternelle.
Parce qu’une maman peut être en couple, entourée, avoir une famille, discuter avec plein de monde… Et pourtant se sentir profondément seule.
Seule dans la charge mentale.
Seule dans les responsabilités.
Seule dans ce qu’elle ressent.
Seule dans ses pensées.
Seule face à son épuisement.

Beaucoup de femmes ont aussi peur de parler honnêtement de ce qu’elles vivent (et y compris aux professionnels de la santé), parce qu’elles craignent :
- d’être jugées ;
- de passer pour des mauvaises mères ;
- d’être incomprises ;
- ou qu’on minimise leur souffrance.
Alors elles gardent tout à l’intérieur.
Et plus elles se taisent, plus l’isolement émotionnel grandit.
Bien sûr, certains professionnels de santé peuvent être indispensables, notamment lorsqu’il existe une dépression sévère, des idées suicidaires ou une détresse psychologique importante.
Mais tant qu’il n’y a pas de symptômes considérés comme « suffisamment graves », souvent, les professionnels de santé ne savent pas répondre.
Parce qu’au-delà des symptômes, il y a souvent plusieurs problèmes (auxquels on PEUT répondre !) : une charge mentale écrasante, des schémas de suradaptation, un oubli de soi, une perte d’identité, un système nerveux épuisé, une vitalité faible et une manière de vivre qui n’est plus tenable.
Et parfois, être accompagnée par une femme qui connaît profondément cette réalité de la maternité permet enfin de se sentir réellement comprise sans avoir à tout justifier.
Et surtout, ça permet de faire des changements adaptés, concrets et durables dans ton quotidien avant d’abîmer ta santé et celle de ton entourage.
Souffrance d’une maman : Besoin de souffler un peu ? Télécharge ton kit anti-fatigue en 7 jours
Beaucoup de mamans en souffrance pensent qu’elles ont un problème.
Mais parfois, la vraie question est plutôt :comment pourrais-tu aller bien dans un système qui te pousse à t’oublier en permanence ?
Ton corps essaie peut-être simplement de te dire :
- que tu as dépassé tes limites ;
- que tu ne peux plus continuer comme avant ;
- que tu as besoin d’aide ;
- que quelque chose doit changer.
Et honnêtement ?
Ce n’est pas une faiblesse, c’est souvent le début d’un réveil.
Si tu te reconnais dans ces signes, je t’ai préparé une ressource gratuite pensée spécialement pour les mamans épuisées.
Dans ce kit, je t’aide à :
- retrouver un peu d’énergie ;
- sortir du mode survie ;
- recommencer à penser à toi sans culpabiliser.
Le problème, ce n’est pas toi
Il y a une longue phase où les mamans pensent qu’elles sont simplement trop sensibles, trop fatiguées, trop émotives, pas assez organisées, pas assez patientes ou carrément “pas faites pour être mère”.
Et honnêtement ?
C’est exactement ce que notre société leur renvoie.
Parce qu’aujourd’hui, on demande aux mères d’être absolument tout à la fois (liste non exhaustive) : présentes, patientes, dévouées, organisées, productives, efficaces, épanouies, disponibles, sexy, zen, ambitieuses, reconnaissantes… et le tout, sans jamais craquer, sans leur en donner les moyens et en leur présentant des réalités faussées comme un but à atteindre.
Forcément, ça crée un tout petit peu de surcharge chronique. Et le pire, c’est que souvent, tu ne t’en rends même pas compte.
Tu donnes, tu anticipes, tu gères, tu absorbes les émotions de tout le monde, tu penses à tout. Tout le temps.
Mais tu ne te demandes presque jamais : “Et moi… comment je vais vraiment ?”
Et les autres ne le font pas non plus.

Personnellement, pendant mes grossesses, mes propres parents ne m’ont jamais appelée pour savoir comment j’allais. Et pas plus une fois devenue maman.
Quand le système nerveux finit par saturer
Et c’est souvent là que le corps commence à parler.
Parce qu’une femme ne peut pas vivre indéfiniment en hypervigilance, en contrôle permanent, en oubli de soi, en mode “je tiens coûte que coûte” sans que son système nerveux finisse par saturer.
C’est d’ailleurs quelque chose que je retrouve énormément dans mes accompagnements de coaching. Une maman que j’ai accompagné a souffert d’une paralysie faciale due à une inflammation nerveuse, sur tout le côté gauche de la face, suite à une accumulation d’évènements liés à sa maternité.
Or, si on lit cette manifestation de façon symbolique, l’inflammation peut être vue comme une réaction à une irritation intérieure : colère, frustration, accumulation, ras-le-bol…
Le fait que le visage soit touché fait écho à l’identité, à l’image de soi, à l’expression de soi… ou justement à la difficulté à exprimer ce que l’on ressent, la difficulté à relâcher.
Et surtout, le fait que cela touche le côté gauche du corps est associé énergétiquement à la part féminine : celle du ressenti, de l’émotion, de l’intuition et de l’ « être »… Par opposition au « faire », à l’action et au contrôle permanents.
Ce que je retrouve souvent chez les mamans en souffrance que j’accompagne
Beaucoup de mamans arrivent en pensant qu’elles ont un “problème de patience”, d’organisation ou de gestion émotionnelle.
Mais en creusant, on découvre souvent :
- un perfectionnisme épuisant ;
- une incapacité à demander de l’aide ;
- des limites constamment dépassées ;
- une charge mentale indécente ;
- un besoin de tout contrôler pour se sentir en sécurité ;
- ou encore une déconnexion complète de leurs propres besoins.
Et contrairement à ce qu’on entend parfois, cette souffrance n’est pas uniquement “dans la tête”, comme tu as pu le voir.
Elle est aussi physique, hormonale, émotionnelle, nerveuse et énergétique.

C’est pour cela que mon approche ne consiste pas simplement à te dire de “penser positif” ou à mieux t’organiser.
Dans mes accompagnements, je travaille en profondeur sur :
- le système nerveux ;
- la charge mentale ;
- les émotions refoulées ;
- les croyances ;
- la reconnexion à soi ;
- le rapport au corps ;
- l’énergie féminine ;
- et les schémas invisibles qui maintiennent beaucoup de femmes en mode survie permanent.
Parce qu’une maman qui souffre a surtout besoin de réapprendre à exister elle aussi.
Tu peux découvrir ici mon accompagnement autour du burn-out maternel ici :
Sortir de la souffrance maternelle : les 4 premières étapes
1. Arrête de minimiser ce que tu ressens
C’est souvent la toute première étape, parce qu’une maman en souffrance passe énormément de temps à se dire :
“ce n’est pas si grave” ;
“je vais tenir encore un peu”
“d’autres vivent pire” ; ou alors
“d’autres mères font pire”.
Mais plus tu minimises ce que tu ressens, plus ton corps est obligé de crier fort pour être entendu.
Et parfois, ce qui ressemble à “un petit coup de fatigue” dure en réalité depuis des mois, des années, voire depuis le début de ta maternité.

Reconnaître ta souffrance ne fait pas de toi une mauvaise mère, bien au contraire.
C’est souvent le début d’un vrai retour à toi.
Si tu souffres (même si tu aimes tes enfants et que tu as une belle vie sur le papier), ta souffrance mérite d’être entendue.
La douleur émotionnelle n’a pas besoin d’être “légitime” pour exister.
2. Reviens dans ton corps et ton ressenti
Quand une maman souffre, elle vit souvent presque exclusivement dans sa tête : elle pense, elle anticipe, elle analyse, elle contrôle. Elle lit pour essayer de faire mieux, elle fait des listes.
Mais elle ne ressent plus vraiment.
Or, le corps est souvent la première porte de sortie du mode survie.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un système nerveux épuisé a besoin :
- de sécurité ;
- de lenteur ;
- de respiration ;
- de mouvement ;
- de présence ;
- de nature ;
- d’ancrage ;
- d’espace.
C’est aussi pour cela que dans mon approche de coaching, je travaille autant sur le système nerveux, mais aussi sur les émotions, le corps, l’énergie et la reconnexion à soi.
3. Ne reste pas seule
C’est probablement l’étape la plus difficile pour beaucoup de mamans, du fait qu’elles aient appris à tout gérer toutes seules, à êtres « fortes », à ne pas déranger et tenir coûte que coûte.
Alors demander de l’aide leur donne parfois l’impression d’échouer ou de ne pas être à la hauteur.
Sauf que l’isolement amplifie tout : la honte, la culpabilité, les idées noires, la sensation d’être “anormale”.
Parfois, le simple fait d’être enfin écoutée sans jugement peut déjà changer énormément de choses, et surtout empêcher un effondrement plus profond.

Et non, demander de l’aide ne fait pas de toi une mauvaise mère ou une femme « faible ».
Ça fait de toi une femme humaine et aimante, une femme qui est déjà en train de se protéger et de protéger sa famille.
4. Retrouver une vie dans laquelle tu existes aussi
Dans mes accompagnements, beaucoup de femmes découvrent qu’elles vivent depuis des années dans l’hypervigilance, la suradaptation et l’oubli total de leurs propres besoins.
Et tant que ce fonctionnement reste en place, le repos seul ne suffit généralement pas à te régénérer et à te sentir épanouie et équilibrée dans ta maternité.
Je vais peut-être briser des mythes, mais on ne sort pas durablement du mode survie uniquement avec un week-end off ou un bain chaud aux thermes dans l’année.
C’est souvent ça, le vrai tournant.
Petit à petit, les mamans que j’accompagne réintègrent leur personne dans l’équation familiale, notamment en remettant des limites là où elles s’étaient perdues, en s’organisant pour respirer davantage, en reconnectant avec leur féminité et leur identité profonde et en arrêtant de culpabiliser pour chaque besoin non assouvi.
Au menu : plus d’énergie, du plaisir qui revient, de la joie de vivre, des envies, une identité en dehors du rôle de mère.
Et surtout ?
Elles arrêtent progressivement de vivre uniquement pour survivre. Parce qu’une maternité sereine ne naît pas d’une mère parfaite, mais d’une femme qui recommence enfin à exister elle aussi.
Souffrance d’une maman : quand consulter ?
Mon travail consiste à accompagner les mamans qui se sentent épuisées, perdues, submergées ou enfermées dans un mode survie permanent, afin de les aider à retrouver un équilibre plus apaisé et plus aligné.
Concrètement, je les aide à :
- comprendre ce qui se joue réellement derrière leur souffrance ;
- sortir progressivement de l’hypervigilance et de la surcharge chronique ;
- retrouver leur énergie et leur espace intérieur ;
- remettre des limites plus saines ;
- reconnecter avec leurs besoins, leur identité et leur féminité ;
- et mettre en place des changements concrets et durables dans leur quotidien.

Toutefois, (et c’est très important) si tu as des idées noires, une détresse profonde, une incapacité totale à fonctionner, des envies de disparition ou des pensées de passage à l’acte, il est essentiel de consulter rapidement un professionnel de santé (médecin, psychologue, psychiatre).
Mon travail de coach peut être complémentaire à un accompagnement médical, mais n’a pas vocation à le remplacer lorsque cela est nécessaire.
FAQ : souffrance d’une maman
La souffrance d’une maman peut se manifester de très nombreuses manières, mais les signes plus fréquents sont la fatigue extrême, une irritabilité permanente, des accès de colère, une perte de plaisir dans la maternité, une sensation de vide, une charge mentale écrasante ou encore l’impression de ne plus exister en dehors de son rôle de mère. Beaucoup de mamans continuent pourtant à “gérer” en apparence tout en souffrant intérieurement.
La souffrance d’une maman est souvent liée à une accumulation de surcharge mentale, de fatigue, d’hypervigilance, d’oubli de soi et de pression permanente (perfectionnisme, hypercontrôle etc). Beaucoup de femmes vivent en mode survie pendant des années sans écouter leurs propres besoins, jusqu’à ce que leur corps et leur système nerveux finissent par saturer.
Non, la souffrance d’une maman ne devrait jamais être banalisée. Même si beaucoup de mères vivent de l’épuisement, de la culpabilité ou un profond mal-être, cela ne signifie pas que cette souffrance est “normale” ou qu’il faut simplement continuer à tenir. C’est souvent un signal d’alerte indiquant qu’un équilibre doit être retrouvé.
Pour aider une maman en souffrance, il est essentiel de l’écouter sans jugement, de reconnaître sa fatigue émotionnelle et de l’aider à ne plus porter seule. Un accompagnement psychologique, médical ou de coaching peut également lui permettre de sortir progressivement du mode survie et de retrouver un équilibre de vie.
L’épuisement maternel est un état de fatigue physique, émotionnelle et nerveuse lié à une surcharge chronique dans la maternité. Il peut se manifester par des troubles du sommeil, une lassitude, un état avancé de fatigue, une perte de patience, ou un sentiment d’être dépassé ou débordée en permanence.
La souffrance maternelle est un terme large qui désigne le mal-être vécu par certaines mamans dans leur maternité. L’accumulation de certains signes de souffrance maternelle caractérisent le burn-out maternel, notamment un état d’épuisement physique, émotionnel et nerveux plus avancé, un détachement émotionnel, une perte d’énergie profonde et d’un sentiment d’effondrement à tous les plans (identitaire, physique, etc).
La souffrance maternelle ne prend pas toujours la forme d’une dépression clinique. Certaines mamans continuent à fonctionner au quotidien tout en vivant un profond mal-être intérieur. En revanche, lorsqu’il existe une détresse importante, des idées noires ou une incapacité à fonctionner, un accompagnement médical devient indispensable.
Oui, cela peut arriver lorsqu’une maman est en état de surcharge émotionnelle et nerveuse. Cela ne signifie pas qu’elle n’aime pas ses enfants. Très souvent, ce rejet temporaire est plutôt le signe d’un épuisement profond, d’un manque d’espace intérieur et de besoins ignorés depuis trop longtemps. Toutefois, il est nécessaire de s’occuper de la cause profonde à ce rejet.
Le plus tôt possible. Beaucoup de mamans attendent d’être au bord de l’effondrement avant de demander de l’aide, alors qu’un accompagnement en coaching dès les premiers signes de surcharge peut justement éviter que la situation ne s’aggrave. En revanche, lorsqu’il existe des idées noires, une détresse psychologique profonde, une incapacité importante à fonctionner ou un risque pour soi-même ou ses enfants, alors un accompagnement médical ou psychologique devient indispensable et prioritaire.
Conclusion : Souffrance d’une maman – Redevenir une femme entière derrière le rôle de mère
Tu sais maintenant que cette souffrance de maman n’est ni rare, ni honteuse, ni “dans ta tête”.
Et surtout, que tu n’es pas condamnée à vivre comme ça éternellement.
Oui, il est possible de retrouver de l’énergie, de retrouver du temps pour toi, de sortir du mode survie et de redevenir une femme entière derrière le rôle de maman.
C’est exactement ce que je travaille avec les mamans que j’accompagne en coaching.
Si tu sens qu’une partie de toi est en train de s’éteindre depuis trop longtemps, si tu as l’impression de survivre plus que de vivre et si tu veux enfin retrouver une maternité sereine et équilibrée, alors je serais heureuse d’en parler avec toi à bâtons rompus.
[i] O’Dea GA, Youssef GJ, Hagg LJ, Francis LM, Spry EA, Rossen L, et al. Associations between maternal psychological distress and mother-infant bonding: a systematic review and meta-analysis. Arch Womens Ment Health. 2023 Aug;26(4):441-452. doi:10.1007/s00737-023-01332-1. Epub 2023 Jun 15. PMID: 37316760
