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Cet été, tous les problèmes se sont enchaînés : galères perso, imprévus familiaux, surcharge de boulot, (mauvaises) surprises financières…

Bref, le combo idéal pour tester ma résilience aux épreuves de la vie.

Lors d’une soirée avec d’anciennes connaissances, on m’a demandé : « Alors, quoi de neuf ? Comment tu vas ? ». J’ai souri, j’ai répondu « ça va bien, RAS »… alors qu’intérieurement, c’était tout sauf vrai. En vrai, je n’avais ni l’énergie ni le courage de tout déballer, et j’ai préféré “être forte” et ne rien montrer. Comme si « tenir bon », c’était gérer ses émotions.

Sauf qu’en réalité, ce n’est pas de la gestion. C’est du refoulement, et ça m’épuisait encore plus.

Et cette situation, tu l’as probablement déjà vécue toi aussi : montrer un visage lisse quand, en coulisses, tu es au bord de l’explosion.

Le danger, c’est quand ce mécanisme devient une habitude. Car tôt ou tard, ce que tu caches ressort autrement — douleurs chroniques, sautes d’humeur, craquages soudains, troubles anxieux…

Dans cet article, on va décortiquer 3 signes concrets qui montrent que tu étouffes tes émotions, et surtout comment apprendre à mieux gérer ses émotions pour retrouver ton énergie et ton équilibre.

Signe #1 – Tu dis « ça va »… Alors que ça ne va pas du tout

Je pense que tout le monde l’a déjà fait au moins une fois dans sa vie. Mais quand on devient maman, ça peut vite devenir une habitude.

Ce petit mensonge social qui paraît anodin. Mais à force de mettre un couvercle sur la cocotte-minute émotionnelle, on finit par sentir la vapeur s’accumuler.

🔎 Pourquoi c’est important ?

Des travaux en psychologie de la régulation émotionnelle montrent que la suppression expressive (retenir / masquer ce qu’on ressent) augmente l’activation du système cardiovasculaire et le stress.

En clair : ton corps paye la facture pendant que toi, tu fais bonne figure.

Le fait de dire « ça va » alors que ça ne va pas, revient à nier ton ressenti. Alors que ton cerveau et ton corps, eux, n’oublient pas.

Tu crées une dissonance cognitive, qui va traduire ce refoulement par des tensions musculaires, des maux de ventre ou une fatigue inexpliquée.

Mais plus encore, tu empêches ton énergie vitale de circuler librement à travers tes centres énergétiques (les chakras), ce qui peut créer des perturbations dans les organes qui y sont reliés (ex. perte de libido pour le chakra sacré , etc.)

🎯 Comment mieux gérer ses émotions ici (simple & concret)

  • Autorise-toi à dire : « En fait, je traverse une période compliquée, c’est un peu dur en ce moment pour moi, mais je n’ai pas trop envie d’en parler » au lieu de mentir. C’est d’ailleurs ce que j’aurais dû faire à ce moment-là ! Court, vrai, gérable socialement.
  • Tiens un journal émotionnel où tu écris ce que tu ressens, sans filtre. Ça t’aide à prendre de la distance avec tes émotions. C’est même fortement encouragé par la littérature scientifique donc on y va !
  • Expérimente la respiration consciente : inspirer profondément, puis expirer en posant une main sur ton cœur.
Bienfaits de la méditation et de la respiration

Signe # 2 – Ton corps parle à ta place

Blocage des cervicales, migraines, insomnies, eczéma…

J’ai longtemps cherché des explications médicales à certains de ces symptômes chroniques, avant de comprendre que mon corps exprimait ce que je refusais de voir.

🔎 Pourquoi c’est important ?


Je t’en ai déjà parlé dans ma vidéo sur le burnout parental, il y a quelques années j’ai souffert d’un pneumothorax spontané total (en gros, mon poumon s‘est fait la malle !).

Pendant des mois et des mois (même des années en fait !) j’ai étouffé dans des études de droit que je ne voulais pas vraiment faire et qui ne me laissaient aucune liberté.

Je n’avais pas le temps de respirer et de souffler, j’étais tout le temps en train de travailler et de réviser, je n’avais pas le temps de voir mes proches, de m’amuser…

J’étais tellement étouffée que cela s’est traduit physiquement.

C’est anecdotique, oui — mais la science semble aller dans le même sens : difficultés à identifier/exprimer ses émotions (alexithymie) = plus de symptômes somatiques (maux physiques sans cause organique claire) et davantage de détresse psychologique.

Plus globalement, le concept de charge allostatique explique comment le stress émotionnel non régulé use l’organisme dans le temps (hormones du stress, inflammation, sommeil perturbé). À long terme, le corps s’use à force de compenser (source).

Douleurs cervicales

Les signaux corporels que tu observes ne sont pas “dans ta tête”. Ils sont bien réels. Et ils sont souvent la preuve que ton corps compense ce que tu n’exprimes pas.

🎯 Comment mieux gérer ses émotions côté corps

  • Bouger, sous toutes ses formes : aller marcher, faire du yoga, danser intuitivement en chantant à tue-tête dans sa cuisine…
  • Extérioriser par la voix : chanter, crier dans un coussin, dire à haute voix ce que tu ressens.

  • Prendre rendez-vous avec un professionnel dès lors que tu constates des manifestations physiques inexpliquées (psychologue, réflexologue, kinésiologue).

Signe # 3 – Tu craques pour une broutille (#lachaussettecoupable)

Est-ce que tu te reconnais ici ? Toi qui pète un câble quand tu vois encore des chaussettes sales roulées en boule au milieu du salon.

Rien de dramatique en soi, mais tu te mets à hurler plus que de raison. Pas à cause des chaussettes… Mais parce que tu as accumulé une montagne de non-dits.

Toutes ces semaines à encaisser sans exprimer.

🔎 Pourquoi c’est important ?

A force d’ajouter des micro-stress les uns sur les autres, on franchit un seuil de tolérance ; la moindre étincelle provoque la déflagration.

La théorie de la charge allostatique l’explique bien : trop de “compensation” pendant trop longtemps = réactivité excessive.

Or, ces craquages répétés abîment les relations familiales et professionnelles.

Ils créent un sentiment de honte et de culpabilité, qui alimente encore plus le cercle vicieux du refoulement.

Se repentir de ses actes et paroles

🎯 Comment mieux gérer ses émotions au bord de l’explosion

  • Dis à ton entourage : « J’ai besoin de sortir » et quitte la pièce au lieu d’exploser. Fais un break d’au moins 2 min et respire amplement.
  • Identifie le vrai déclencheur : ce n’est pas la chaussette le problème, mais (au choix) : la fatigue accumulée, un besoin d’attention non respecté, etc. Et plus tard, débriefe calmement (avec toi-même ou avec l’autre) : qu’est-ce que cette chaussette représentait vraiment ?
  • Mets en place un rituel quotidien de décharge (journal, sport, bougie, méditation…).
  • Réévalue la situation : souvent, les remarques que tu peux recevoir parlent de la personne elle-même, de ses projections, de ses peurs… Et ne te sont en réalité pas destinées. Un bon moyen de faire redescendre la pression et de gérer ses émotions.

Pour aller plus loin…

Cet article participe à l’événement interblogueurs “Ce que l’on garde en soi finit toujours par ressortir” organisé par Éloïse, du blog L’art du bien-être féminin, dédié aux pratiques naturelles pour accompagner les femmes vers un meilleur équilibre.

Ne t’étonne donc pas de voir un extrait de cet article sur ce blog également !

Pour approfondir le sujet, je te conseille d’ailleurs son excellente analyse Réflexologie émotionnelle : Ce Que Tes Pieds Révèlent De Ton Histoire Intérieure.

Le mot de la fin : gérer ses émotions, c’est retrouver de l’énergie

Refouler ses émotions, c’est comme entasser des cartons dans une cave : à un moment donné, ça déborde.


Ces 3 signes sont autant d’alertes pour apprendre à gérer ses émotions autrement.

En réalité, libérer ses émotions n’est pas une faiblesse. C’est une preuve de maturité, d’écoute de soi, et même de puissance. Car ce que tu oses nommer, tu peux le transformer.

💌 Et toi ? Reconnais-tu certains de ces signes dans ta vie ? Est-ce que tu sens que c’est la galère de gérer ses émotions ? Partage ton expérience en commentaire !

Si tu as aimé cet article ou si tu penses qu'il pourra aider quelqu'un, partage-le ! :)

Ana – Coach de vie pour mamans & fondatrice d’Origami Mama

J’accompagne les mamans à sortir de l'épuisement maternel et retrouver temps, énergie, et confiance en soi en Alsace (Herbsheim) et en visio partout dans le monde.

Cet article a 3 commentaires

  1. Merci Ana pour ce regard sur les émotions refoulées, ça me parle beaucoup ! Nos émotions refoulées peuvent avoir un impact sur notre santé physique et mentale, sur nos relations… Avec une mention spéciale pour le journal émotionnel 😉 La créativité est un super outil d’expression émotionnelle, facile d’accès alors pourquoi s’en priver !?

  2. Magdalena

    Merci pour ton article ! C’est important de rappeler que, même si on fait « bonne figure », le corps accumule les tensions… Et si on arrêtait de se voiler la face et que l’on admettait que quelque chose ne va pas ?!

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